Okkersen est arrivé tenant son bâton qu'il n'oublie jamais, où figure son chien en bois sculpté.
"C'est vraiment mon chien" nous explique-t-il joyeusement, "un levrier afghan. Comme je savais qu'il me manquerait alors je l'ai sculpté sur mon bâton de marche. "
Henry, qu'est-ce qui a pu vous pousser à entreprendre une telle marche?
La fondation se charge d'instruire les enfants indiens trop souvent contraints de travailler déjà en bas âge. Nous voulons retirer les enfants des chantiers, des fours à briques pour les inscrire dans les écoles.
Que financerez-vous avec les fonds récoltés?
Nous avons déjà construit 19 écoles, et nous voulons continuer. Par ailleurs, notre objectif vise également à augmenter les adhésions aux syndicats impliqués dans ce projet. Il faut comprendre que c'est grace aux conventions collectives que l'on peut avoir des salaires plus dignes et une meilleure qualité de vie. C'est de ctte manière que l'on arrive à convaincre les parents de ne pas envoyer leurs enfants travailler.
Avez-vous rencontré des difficultés lors de votre marche?
Bien entendu, la solitude. J'étais seul! D'un point de vue physique, je n'ai eu aucun problème car j'ai toujours été sportif.
Avez-vous une anecdote à nous raconter?
Bien sûr! J'ai dormi dans des campings, mais parfois je n'en trouvais pas. En France, j'ai planté ma tente dans un champ, mais je me suis vite retrouvé encerclé par 5 taureaux menaçants. La même chose m'est arrivée dans la campagne proche de Rome. Cette fois-ci je me suis retrouvé face à un groupe de sangliers.
Comment rentrerez-vous aux Pays-Bas?
Certainement pas à pied! Je prendrai l'avion, c'est plus confortable et bien plus rapide.
Texte et entretien de Vanni Petrelli et Claudio Sottile.




