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Il y a 17.1 millions de migrants en Afrique, 44.5 millions en Amérique du Nord, 6.7 millions en Amérique centrale et du sud, 58.3 millions en Asie et Pacifique, et 64.1 millions en Europe. Dans toutes ces régions, on compte entre 10 et 15 pour cent de migrants irréguliers.

Pour l'IBB, les tendances actuelles de la sous-traitance et de la privatisation font que le mouvement syndical doit rapidement s'atteler à ce problème.

Dans nos industries, on reconnaît la construction pour son exploitation de travailleurs migrants en provenance de pays en voie de développement. Etant donné que de nombreux pays y recourent, le travail de la construction devient de plus en plus temporaire et instable, les travailleurs migrants recevant de très bas salaires et nétant ni couverts par la législation du travail, ni par la protection sociale.

Nous continuons notre pression sur l'OMC en ce qui concerne l'Accord général sur le commerce des services (GATS) qui affecte l'industrie de la construction et augmente le travail migrant et transfrontalier. Les compétences et structure de l'OMC ne permettent pas de réguler le mouvement temporaire des transfrontaliers, tel que l'envisage le mode IV des négotiations de manière à protéger les droits des travailleurs migrants. Dès lors, l'OMC ne devrait pas prendre de décision sur ce sujet. Si les gouvernements viennent avec des propositions, il faut que des consultations aient d'abord eu lieu avec le mouvement syndical et indiquent clairement le respect de la législation nationale du travail et des conventions collectives dans les pays d'accueil, ainsi que les droits fondamentaux des travailleurs, afin de s'assurer que les travailleurs migrants reçoivent des condtions de travail égales aux nationaux. Dans ce contexte, nous cherchons à obtenir la mise en place d'une norme de l'OIT sur la sous-traitance.

Nous encourageons nos affiliés à:

  • faire prendre conscience de ce problème au sein de leur syndicat et de continuer leur campagne contre le racisme et la xénophobie
  • rassembler des informations et des chiffres sur la migration dans nos secteurs et à échanger ces informations entre pays d'origine et de destination
  • faire pression sur les gouvernements dans leur pays afin qu'ils adoptent une législation et une protection appropriées
  • établir des accords entre les syndicats dans les pays d'origine et de destination, et à
  • organiser les travailleurs migrants/transfrontaliers et leurs faire bénéficier de l'égalité de traitement pour tout travail similaire quelque soit leur origine et nationalité

    Comme indiqué dans nos statuts, article 7, "Lorsque les membres d'organisations affiliées sont envoyés par leur employeur pour travailler dans un autre pays, ils bénéficient, grâce à leur adhésion, de conseils et d'informations gratuites auprès de(des) l'organisation(s) affilié(es) dans le pays de travail. Lorsqu'un membre d'une organisation affiliée migre vers un autre pays, l'organisation affiliée dans ce pays prendra les mesures nécessaires, afin de s'assurer qu'une adhésion non interrompue peut être garantie."

    Nous continuons de recommender des accords de coopération bilatérale et l'échange d'information. Nos affiliés en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Belgique, aux Pays-Bas, en Républiques tchèque et slovaque, en Pologne et dans les pays nordiques ont développé diverses activités, dont des accords de coopération sur la négociation collective, la reconnaissance mutuelle de membres transfrontaliers, ou l'assistance légale de leurs membres. Un accord sur les travailleurs migrants a été signé en avril 2005 entre nos syndicats NFCCWU de Taiwan et NUBCW des Philippines. Les travailleurs qui migrent d'un pays à l'autre sont assurés d'avoir un salaire, des conditions de travail et d'ahésion syndicale identiques.