28 November 2020 20:15
 

PHILIPPINES: JOURNEE D'ACTION MONDIALE


L’IBB et les fédérations syndicales mondiales appellent à une Journée mondiale d’action le 30 novembre pour exprimer leur solidarité à la demande des travailleurs philippins de faire respecter leurs droits à la sécurité de l'emploi, à la santé et à la sécurité, et à la responsabilité du gouvernement. 


Philippine President Rodrigo Duterte’s Anti-Terror Law undermines labour rights in the country. The measure, which allows suspects to be detained without a judicial warrant and placed under surveillance for up to 60 days, is a major affront to basic norms of human rights. The law violates the Philippine Constitution and ILO Convention 87.

Take few minutes to ACT NOW by condemning the ongoing violations of human and trade union rights in the Philippines and urgently send letters to Philippines embassies in your repective countries.


The letter urges the government to:


  • Stop its red-tagging activities against trade unions and other legitimate organisations and hold accountable those responsible for it, especially those involved in extrajudicial killings;

  • Scrap the Anti-terrorism Act and its IRR;

  • Ensure the health security and safety at work of all workers;

  • Protect the jobs and income of the Filipino workers and embark on massive public employment programs.


 

Lettres modèles EN, FR, ES ci-dessous:


EN


Ambassador name

Address 1

Address 2

Email:

 

Cc: apro@bwint.org

 

DATE

 

Re: Global Day of Action in solidarity with the Philippines

 

Dear Ambassador (insert name),

 

We are writing to you to condemn the ongoing violations of human and trade union rights in the Philippines under the Duterte administration. Our union, (insert UNION NAME), is an affiliate of the 12 million-strong Building and Wood Workers’ International (BWI), which, along with other global union federations, have called for a Global Day of Action on 30 November to express our solidarity to the Filipino workers’ demand to uphold their rights to secure jobs, health and safety, and for government accountability. 

 

Under Duterte, it was reported that 27,000 people have been killed as part of his so-called ‘war on drugs’, which we believe is ultimately a war against the poor. This has included the killing of 50 trade unionists, as well as the assault, harassment, red-tagging, detention and arrest of thousands more union organisers, farm workers, teachers and journalists. According to the International Trade Union Confederation’s (ITUC) latest Trade Union Rights Report, the Philippines remains one of the ten most dangerous countries in the world for workers.
 

Even media has not been spared.  Media institutions perceived to be critical of the administration were subjected to state retribution, such as the closure of ABS-CBN which led to the termination of 11,000 workers. Journalists who have tried to cover human rights issues have been harassed and killed. Rappler CEO Maria Ressa now faces six trumped-up charges, while 16 journalists have been killed and hundreds more are assaulted.
 

Clearly, this violence is in service of a regime designed to undermine the aspirations of the Filipino working people.

However, Filipino workers who have managed to survive Duterte’s bloody rampage don’t feel so lucky and fortunate at all. 90 percent of Filipino workers – especially in the informal, agency and contract workers – are deprived of the right to organise and negotiate a collective agreement. Worse, Duterte’s Anti-Terror Law further undermines labour rights in the Philippines. The measure, which allows suspects to be detained without a judicial warrant and placed under surveillance for up to 60 days, is a major affront to basic norms of human rights. The law stands in contravention of the Philippine Constitution and ILO Convention 87.

In this regard, we add our voices in demanding the Philippine government to:

  • Mettre fin à ses attaques rouge contre les syndicats et autres organisations légitimes et faire payer les responsables, en particulier ceux qui sont impliqués dans des exécutions extrajudiciaires;

  • Scrap the Anti-terrorism Act and its IRR;

  • Ensure the health security and safety at work of all workers;

  • Protéger les emplois et les revenus des travailleurs philippins et s’engager dans des programmes massifs d’emploi public.

 

Yours sincerely,


(signature)


FR


Son Excellence Monsieur (nom), Ambassadeur OU Son Excellence Madame (nom)  [supprimer la mention superflue]  

Adresse 1

Adresse 2

Courriel :


Cc : apro@bwint.org


DATE


Objet : Journée mondiale d’action en solidarité avec les Philippines


Monsieur l’Ambassadeur/Madame l’Ambassadrice [supprimer la mention superflue] ,


Par la présente, nous condamnons les violations continues des droits humains et des droits syndicaux sous l’administration Duterte aux Philippines. Notre syndicat, [insérer ici le NOM DU SYNDICAT], est affilié à l’Internationale des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (IBB). Forte de 12 millions de membres, l’IBB a appelé, conjointement avec d’autres fédérations syndicales internationales, à l’organisation d’une journée mondiale d’action le 30 novembre afin d’exprimer sa solidarité envers la demande des travailleurs philippins de faire respecter leurs droits à la sécurité de l’emploi, à la santé et à la sécurité sur leur lieu de travail, et d’exiger que le gouvernement prenne ses responsabilités.


Pendant le mandat du président Duterte, 27 000 personnes ont été tuées au cours de sa prétendue « guerre contre la drogue », qui, selon nous, est en réalité une guerre contre les pauvres. Cette guerre a notamment entraîné le meurtre de 50 syndicalistes, ainsi que l’agression, le harcèlement, le marquage rouge, la détention et l’arrestation de milliers d’autres organisateurs syndicaux, travailleurs agricoles, enseignants et journalistes. Selon le dernier rapport sur les droits syndicaux de la Confédération syndicale internationale (CSI), les Philippines restent l’un des dix pays les plus dangereux au monde pour les travailleurs.


Les médias ne sont pas épargnés non plus. Les institutions médiatiques perçues comme une menace pour l’administration ont fait l’objet de représailles de la part de l’État, comme la fermeture du groupe ABS-CBN qui a entraîné le licenciement de 11 000 personnes. Les journalistes qui ont tenté de couvrir des affaires en lien avec les droits humains ont été harcelés et tués. Maria Ressa, directrice générale du site Rappler, doit désormais faire face à six fausses accusations, tandis que 16 journalistes ont été assassinés et des centaines d’autres agressés.


De toute évidence, cette violence est au service d’un régime conçu pour réduire à néant les aspirations des travailleurs philippins.

Cependant, ceux qui ont réussi à survivre à la fureur sanglante du président Duterte ne se sentent pas si chanceux ni heureux, loin de là. 90 % des travailleurs philippins — en particulier les travailleurs du secteur informel, les intérimaires et les contractuels — sont privés du droit de s’organiser et de négocier une convention collective. Pire, la loi antiterroriste du président Duterte porte un nouveau coup dur à leurs droits. Cette mesure, qui autorise la détention de suspects sans mandat judiciaire et leur placement sous surveillance jusqu’à 60 jours, représente un affront majeur aux normes fondamentales des droits humains. Cette loi est contraire à la Constitution des Philippines et à la Convention no 87 de l’Organisation internationale du travail.


C’est pourquoi nous unissons nos voix pour demander au gouvernement philippin de :

  • Cesser ses activités de marquage rouge contre les syndicats et autres organisations légitimes, et tenir pour responsables les auteurs de ces pratiques, en particulier ceux impliqués dans des exécutions extrajudiciaires ;

  • Supprimer la loi antiterroriste ainsi que les réglementations relatives à sa mise en application ;

  • Garantir la santé et la sécurité au travail de l’ensemble des travailleurs ;

  • Protéger les emplois et les revenus des travailleurs philippins et lancer de vastes programmes publics d’emploi.


Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur/Madame l’Ambassadrice [supprimer la mention superflue], l’expression de mes respectueux hommages.


(votre signature)


ES


Nombre del embajador

Dirección 1

Dirección 2

Correo electrónico:

 

Cc: apro@bwint.org

 

FECHA

 

Asunto: Día mundial de acción en solidaridad con Filipinas

 

Estimado embajador (insertar nombre)

 

Nos ponemos en contacto con usted para condenar las continuas violaciones de los derechos humanos y sindicales que están teniendo lugar en Filipinas bajo el Gobierno de Duterte. Nuestro sindicato, (insertar NOMBRE DEL SINDICATO), está afiliado a la Internacional de Trabajadores de la Construcción y la Madera, una robusta federación con 12 millones de miembros que, junto con otras federaciones mundiales de sindicatos, ha hecho un llamamiento para celebrar el 30 de noviembre un día mundial de acción para expresar nuestra solidaridad con las peticiones de los trabajadores filipinos, quienes luchan por defender sus derechos a un trabajo seguro, salud y seguridad, y exigen que el Gobierno rinda cuentas.

 

Se ha informado de que, bajo el Gobierno de Duterte, 27.000 personas han sido asesinadas como parte de lo que él llama una “guerra contra las drogas”; nosotros pensamos que en realidad se trata de una guerra contra los pobres. Durante esta guerra, 50 sindicalistas han sido asesinados y otros miles de líderes sindicalistas, agricultores, docentes y periodistas han sufrido ataques o acoso, han sido incluidos en una lista negra o han sido detenidos o arrestados. Según el último informe sobre derechos sindicales de la Confederación Sindical Internacional (CSI), Filipinas sigue siendo unos de los diez países más peligrosos del mundo para los trabajadores.


Ni siquiera los medios de comunicación se han salvado. Los medios de comunicación considerados críticos con el Gobierno han sido víctimas de represalias estatales, como la cadena ABS-CBN, cuyo cierre derivó en el despido de 11.000 trabajadores. Aquellos periodistas que han intentado cubrir noticias sobre violaciones de los derechos humanos han sufrido acoso o han sido asesinados. La directora ejecutiva de Rappler, Maria Ressa, ha sido acusada de seis cargos falsos, y 16 periodistas han sido asesinados y otros cientos han sido víctimas de ataques.


Es evidente que esta violencia está al servicio de un régimen diseñado para menoscabar las aspiraciones de los trabajadores filipinos.


Sin embargo, los trabajadores filipinos que han logrado sobrevivir a esta persecución sangrienta acometida por Duterte no se sienten en absoluto afortunados. El 90% de los trabajadores filipinos —especialmente los trabajadores informales, por agencia o con contratos de duración determinada— no tienen derecho a organizarse ni a negociar un convenio colectivo. Es más, la ley antiterrorista promulgada por Duterte supone un revés para los derechos laborales en Filipinas. Esta ley permite detener a cualquier persona sospechosa sin una orden judicial y dejarla bajo vigilancia hasta 60 días, lo cual supone una grave afrenta contra las normas básicas de los derecho humanos. La ley contraviene de la Constitución de Filipinas y del Convenio 87 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT).


Por todo ello, unimos nuestras voces a las que piden al Gobierno filipino lo siguiente:

  • Dejar de incluir a miembros de sindicatos u otras organizaciones legítimas en una lista negra y exigir responsabilidades a las personas responsables de dichas acciones, especialmente a las que estén involucradas en ejecuciones extrajudiciales.

  • Derogar la ley antiterrorista, así como sus normas y regulaciones de implementación (IRR, por sus siglas en inglés).

  • Garantizar la salubridad y la seguridad en el trabajo para todos los trabajadores.

  • Proteger los empleos y los ingresos de los trabajadores filipinos y emprender programas públicos de empleo masivos.

 

Atentamente,


(su firma)