Video: Gender equality is the future

 
 
BWI International Women's Committee Chair Rita Schiavi, on the occasion of this year's International Women's Month, discusses the need to look into the future of work and gender relations amidst the changing nature of work and worsening gender inequalities due to COVID-19 and authoritarian-inflicted conflicts. 


Rita said that trade unions, with the active participation of women workers, must build a gender-equal future by pushing further the campaigns on the value of women in work, women in trade, and against macho culture and gender-based violence. 


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FR

Chères sœurs

En octobre, notre Congrès de l'IBB aura lieu à Madrid.

Lors de notre dernier Congrès à Durban, nous avons fait de la campagne pour de meilleurs salaires et une plus grande valeur du travail des femmes une de nos priorités.

Malheureusement, la pandémie n'a pas rendu cette revendication superflue. Au contraire, certains des acquis ont même été inversés. Les femmes ont plus souvent porté le fardeau de la pandémie que les hommes. Nous continuerons donc à poursuivre cette priorité avec vigueur.

Souvent, les professions exercées principalement par des hommes sont mieux rémunérées.

Et lorsque des femmes y travaillent également, ce sont généralement les hommes qui effectuent le travail qualifié et mieux rémunéré. Les femmes sont plus souvent employées de manière informelle et non qualifiées. C'est notamment le cas dans les secteurs de la construction et du bois. C'est pourquoi nous nous battons spécifiquement pour que les femmes puissent se qualifier dans les professions dites masculines.

Pour que les femmes se sentent à l'aise dans les professions dominées par les hommes, les emplois doivent également être sûrs. Les femmes ont, à juste titre, des exigences plus élevées en matière de protection de la santé et de sécurité au travail. Et sur le lieu de travail, il ne devrait pas être permis de faire des remarques insultantes à l'égard des autres travailleurs. Les comportements sexistes et insultants sont souvent la raison pour laquelle les femmes ne cherchent même pas un emploi dans la construction ou ne restent pas longtemps dans le secteur de la construction. Par conséquent, nous luttons également pour une meilleure santé et sécurité au travail et contre la culture machiste dans nos industries.

Et ce sont toutes des luttes que nous menons non seulement pour les femmes, mais aussi pour tous les travailleurs du secteur. Ce sont des revendications et des luttes qui continueront à nous occuper après le Congrès de cette année à Madrid.

Et en ce 8 mars, avec des millions de femmes dans le monde, nous revendiquons aussi: Halte à la violence basée sur le genre !

Nous demandons aux gouvernements de ratifier la Convention 190 de l'OIT et de mettre fin à la violence contre les femmes, au travail, dans la famille et partout.


DE

Liebe Kolleginnen,

im Oktober wird in Madrid unser BHI-Kongress stattfinden.

Auf unserem letzten Kongress in Durban haben wir die Kampagne für bessere Löhne und mehr Wertschätzung der Frauenarbeit zu einer unserer Prioritäten gemacht.

Leider hat sich diese Forderung durch die Pandemie nicht erledigt, im Gegenteil: Einige der Errungenschaften sind sogar wieder zunichte gemacht worden. Frauen tragen die Last der Pandemie viel häufiger als die Männer. Deswegen werden wir diese Priorität mit Nachdruck weiterverfolgen.

Oft sind die Berufe, in denen hauptsächlich Männer arbeiten, besser bezahlt.

Und wenn dort auch Frauen arbeiten, sind es üblicherweise die Männer, die die qualifiziertere und besser bezahlte Arbeit machen. Frauen sind öfter informell beschäftigt und ungelernt. Besonders in der Bauindustrie und Holzwirtschaft ist das oft der Fall. Daher setzen wir uns speziell dafür ein, dass Frauen sich für sogenannte männliche Berufe qualifizieren können.

Damit Frauen sich in von Männern dominierten Berufen wohl fühlen, muss die Arbeit außerdem sicher sein. Arbeitnehmerinnen haben zu Recht höhere Anforderungen an Arbeitsschutz. Außerdem darf es am Arbeitsplatz nicht erlaubt sein, verletzende Bemerkungen über die anderen Beschäftigten zu machen. Sexistisches und verletzendes Verhalten ist oft der Grund, warum Frauen gar nicht erst nach einer Arbeit im Bausektor suchen oder nicht lange in der Bauindustrie bleiben. Deswegen setzen wir uns auch für besseren Arbeitsschutz und gegen die Machokultur in unseren Branchen ein.

Und alle diese Kämpfe fechten wir nicht nur für die Arbeitnehmerinnen, sondern für alle Beschäftigten in unserem Sektor aus. Dies sind die Forderungen und Ziele, denen wir uns auch nach dem Kongress in Madrid in diesem Jahr verschreiben.

Und am diesjährigen 8. März fordern wir zusammen mit Millionen Frauen auf der ganzen Welt außerdem: Stoppt geschlechtsspezifische Gewalt!

Wir rufen Regierungen auf: Ratifizieren Sie das ILO-Übereinkommen Nr. 190 und beenden Sie die Gewalt gegen Frauen – am Arbeitsplatz, im Privaten und überall.