15 June 2026
L’IBB EXPRIME SA PROFONDE PRÉOCCUPATION FACE À LA DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME DU NÉPAL CONCERNANT LES SYNDICATS DU SECTEUR PUBLIC
L’Internationale des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (IBB) exprime sa profonde inquiétude suite à la décision de la Cour suprême du Népal d’annuler l’ordonnance provisoire suspendant la mesure gouvernementale visant à abolir les syndicats du secteur public.
Tout en respectant l’indépendance du pouvoir judiciaire et en reconnaissant que l’affaire constitutionnelle est toujours en cours d’examen, l’IBB s’alarme du fait que la levée des mesures de protection provisoires risque d’exposer des milliers de travailleurs aux conséquences immédiates de mesures qui portent atteinte à la liberté syndicale, à la négociation collective et au dialogue social.
Le droit des travailleurs à s’organiser et à être représentés par des syndicats indépendants est un droit démocratique fondamental protégé par la Constitution népalaise et reconnu par les normes internationales du travail, notamment les conventions de l’OIT ratifiées par le Népal.
Les récentes ordonnances affectant les syndicats du secteur public, les institutions tripartites et la représentation des travailleurs dans la gouvernance de la sécurité sociale ont déjà suscité une vive inquiétude parmi les organisations syndicales nationales et internationales. Ces mesures risquent d’affaiblir la participation démocratique dans les relations de travail et de compromettre des décennies de progrès en matière de dialogue social et de protection sociale.
L’IBB exprime sa solidarité avec les travailleurs et les syndicats népalais dans leurs efforts pour défendre les droits constitutionnels, le tripartisme et les institutions syndicales démocratiques. Elle appelle le gouvernement népalais à engager un véritable dialogue avec les syndicats et l’ensemble des partenaires sociaux tant que l’affaire est pendante devant la Cour.
Commentant l’évolution de la situation, le secrétaire général de l’IBB, Ambet Yuson, a déclaré que l’organisation continuerait à travailler en étroite collaboration avec le mouvement syndical international, les syndicats népalais et le mouvement syndical mondial au sens large afin de garantir que la voix des travailleurs soit entendue et respectée. « Le droit d’organisation n’est pas un privilège accordé par les gouvernements ; c’est un droit fondamental des travailleurs et une pierre angulaire de la démocratie. Nous exhortons le gouvernement népalais à respecter les garanties constitutionnelles, à dialoguer avec les représentants des travailleurs et à honorer ses obligations internationales.»