9 October 2026
LE DROIT À UN TRAVAIL SÛR ET SAIN : LES SYNDICATS GHANÉENS SE MOBILISENT POUR PRÉVENIR LES RISQUES SUR LE LIEU DE TRAVAIL
En collaboration avec Union-to-Union (UtoU) et SBTF, l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) pour l’Afrique et le Moyen-Orient a réuni des syndicats affiliés au Ghana pour un atelier de trois jours visant à renforcer les mesures de sécurité et de santé au travail (SST).
Organisé du 29 septembre au 1er octobre 2026, cet atelier a réuni 25 syndicalistes, dont neuf femmes, dans le but de renforcer la capacité des syndicats à syndiquer les travailleurs, à identifier et à prévenir les risques sur le lieu de travail. Les participants ont appris à influencer les employeurs et les autorités, à négocier des protections SST plus solides et à mettre en œuvre des campagnes syndicales en faveur de lieux de travail sûrs et sains.
La séance d’ouverture a été conduite par le Syndicat des travailleurs des services publics (PUWU), affilié à l’IBB, qui a souligné l’importance des interventions concrètes en matière de SST sur le lieu de travail.
Chris Abokah, expert en SST, a présenté un aperçu de la situation en matière de SST au Ghana, en mettant en avant des solutions concrètes à certains des défis auxquels sont confrontés les travailleurs. Il a souligné que la SST relevait de la cause syndicale, en insistant sur la manière dont les travailleurs peuvent identifier les risques susceptibles d’être négligés dans les rapports officiels et sur les raisons pour lesquelles la sécurité et la santé au travail devraient constituer une priorité pour les syndicats.
Enoch Cudjoe, de l’Organisation internationale du Travail (OIT) au Ghana, a fait une présentation sur la santé et la sécurité au travail en tant que droit fondamental des travailleurs, soulignant le rôle des syndicats dans la promotion de lieux de travail sûrs et sains. Il a également présenté les normes pertinentes de l’OIT, notamment les conventions n° 155 et 187.
Linnea Wikström, directrice mondiale de l’IBB chargée de la construction et de la santé et de la sécurité, a expliqué aux participants comment traduire les normes internationales en revendications sur le lieu de travail dans le cadre des négociations collectives et campagnes syndicales.
Les participants ont acquis des compétences pratiques pour identifier les dangers, évaluer et prévenir les risques, ainsi que mener des enquêtes sur les incidents survenus sur le lieu de travail en s’appuyant sur des preuves, des témoignages de travailleurs et une documentation appropriée.
Les sessions ont également porté sur la Convention n° 167 de l’OIT, le Recueil de directives pratiques révisé de l’OIT sur la sécurité et la santé dans le secteur de la construction, ainsi que sur les risques liés au travail en hauteur, aux travaux d’excavation, à l’utilisation de machines, aux opérations de levage, aux structures temporaires et au travail en sous-traitance.
Le deuxième jour, les participants ont visité un chantier de construction à Accra, où ils ont échangé avec les responsables du chantier et consigné leurs propres observations – une occasion d’observer les pratiques en matière de SST dans un contexte réel et de réfléchir à la manière de renforcer les normes de sécurité.
L’atelier s’est conclu par un message clair : travailler en toute sécurité et en bonne santé est un droit fondamental. La prévention commence par la sensibilisation des travailleurs et la protection doit s’étendre à tous les travailleurs, y compris les travailleurs temporaires et sous-traitants.