2 September 2026

GHANA : L’IBB RENFORCE LA PROTECTION DES DROITS DES TRAVAILLEURS EN FORMANT DES REFERENTS CLIMAT

L’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) pour l’Afrique et le Moyen-Orient, en collaboration avec Union-to-Union (UtoU) et SBTF, a organisé un atelier de trois jours, du 27 au 29 août 2026, à Accra, au Ghana. Cet atelier a réuni 24 représentants syndicaux, dont 12 femmes.

Cette initiative conjointe visait à doter les dirigeants syndicaux et les référents climat de stratégies concrètes pour faire face aux menaces climatiques dans les secteurs du bâtiment et de la construction. En ouverture des travaux, le syndicat PUWU, affilié à l’IBB, a souligné le rôle essentiel de l’adaptation pratique sur le lieu de travail.

Paola Cammilli, directrice des campagnes mondiales de l’IBB, a présenté la campagne internationale de l’IBB “Réchauffons les droits des travailleurs pas la planète ». Elle a exhorté les syndicats à faire de la chaleur extrême un enjeu central de la santé et de la sécurité au travail (SST) et a partagé des analyses essentielles sur le changement climatique, son impact sur les travailleurs des secteurs de l’IBB, ainsi que les initiatives que les travailleurs et les syndicats peuvent mettre en œuvre pour atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes.

Kofi Ferni Anyan, expert de l’Université du Ghana, a animé des sessions techniques consacrées à l’analyse des tendances climatiques et de leur impact sur la productivité des travailleurs. Les discussions ont donné lieu à des propositions concrètes de la part des participants, notamment l’accès obligatoire à l’eau potable, des pauses à l’ombre, des alertes météorologiques sur les chantiers, une sensibilisation de base aux risques liés à la chaleur, ainsi que des cadres de « transition juste » équitables qui privilégient la reconversion professionnelle plutôt que les licenciements.

L’atelier s’est conclu par l’adoption d’un document-cadre destiné à guider les dirigeants et les secrétaires généraux du TUC dans l’intégration de clauses exécutoires relatives au changement climatique et à la « transition juste » directement dans les futures conventions collectives.